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Le Verbe Incarné (Page 2)
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Jésus parla aux hommes comme on parle aux enfants, infatigablement, avec une patience inépuisable. Et comme des enfants, les hommes posaient aussi des questions. Ils voulaient toujours savoir autre chose. Leurs questions étaient en partie si insensées que Jésus se demandait:
- Me comprendront-ils jamais?
Comme le flot humain grossissait de plus en plus, Jésus demanda du secours à Dieu, un secours terrestre. Après chaque prédication, il était presque renversé par l'énorme foule de ceux qui, se pressant autour de lui, posaient des questions. Par leurs propos raisonneurs, les pharisiens essayaient de lui tendre des pièges. Jésus pénétrait leurs desseins et s'emportait. Devant les hommes, ses réponses mettaient à nu leurs âmes et dévoilaient leurs intentions.
C'est ainsi que s'éveilla leur haine qui le guettait continuellement.
Deux frères habitaient au bord du lac de Génésareth; gens simples, ils vivaient de la pêche. Eux aussi avaient entendu parler du prophète qui parcourait le pays et apportait aux hommes une sagesse encore jamais entendue. Mais, comme ils n'avaient pas le temps de se libérer de leurs occupations, ils espéraient toujours que Jésus viendrait parler aussi dans leur région.
Un soir qu'ils se rendaient au large pour rentrer leurs filets, André se mit à parler de Jésus, tandis que son frère Simon l'écoutait sans mot dire. André attendait patiemment. Il recommençait inlassablement son récit. Enfin, il demanda sans ambages:
- Pourquoi ne parles-tu pas, Simon? D'habitude, la parole ne te fait jamais défaut!
Pensif, Simon regardait devant lui. Il finit par rompre le silence:
- Jusqu'à présent nous ne nous sommes jamais inquiétés des prophètes, André. Nous avions toujours trop de travail. Et je pense qu'en ce moment nous devons surtout nous occuper de la façon dont nous pouvons gagner notre vie.
Nous n'avons jamais vu cet homme qui enthousiasme les foules, nous sommes bien trop simples pour comprendre ce qu'il dit. Pourquoi nous creuser la tête, André?
- Et si ce prophète était celui de qui notre peuple espère tant?
Simon se tut de nouveau. Mais André insista:
- Et s'il est le Messie, Simon? Alors continueras-tu à vivre en silence, à lancer et à retirer tes filets jour après jour? Dis-moi, Simon, que ferais-tu si ce Jésus était le Messie?
- Alors, dit Simon gravement, je changerais de nom et je commencerais une nouvelle vie sous un nouveau nom!
André se tut ...
Lorsqu'ils eurent tiré leur barque sur le rivage et vidé les filets pleins dans des paniers, un homme passa près d'eux, revint sur ses pas et leur parla. André se troubla, se mit à bégayer, et, tout confus, se pencha sur ses paniers.
Simon scruta l'étranger. L'homme n'avait dit que quelques mots, mais ceux-ci troublèrent André. Il n'était pas sûr que son impression soit juste; de plus, il craignait la réaction de son frère. Mais Simon, plus sûr de lui, questionna l'étranger:
- Es-tu celui qu'on dit être le plus grand prophète jamais connu en Israël?
- Je le suis! dit Jésus.
- Alors, il faudrait que je réalise ce que j'ai promis aujourd'hui! répliqua Simon.
Jésus dit:
- Suivez-moi! Je veux faire de vous des pêcheurs d'hommes!
Et les frères quittèrent tous leurs biens et suivirent Jésus, Simon abandonna son ancien nom et dorénavant se fit appeler Pierre.
André et Pierre prièrent Jésus de les autoriser à raconter sa vie à leurs amis Jacques et Jean, ce qu'il leur accorda.
Lorsqu'ils entendirent parler de Jésus, Jacques et Jean désirèrent le voir. Eux aussi reconnurent en lui le guide tant attendu. Ils le suivirent joyeusement, abandonnant tout ce qu'ils possédaient. Ils furent les premiers disciples qui devaient être aux côtés de Jésus.
Il dut d'abord les guider pour qu'ils se débarrassent tout à fait de ce qui était «ancien». Il fallait qu'ils deviennent des hommes entièrement nouveaux. Mais cela semblait présenter des difficultés insurmontables. Ils s'efforçaient sincèrement de saisir les paroles du Maître, mais tout ce qu'ils entendaient était trop bouleversant pour eux.
Jésus devait les traiter, eux aussi, comme des enfants. Cependant, leur simplicité et leur modestie leur permit néanmoins de se rapprocher peu à peu de Jésus dans leur compréhension. La fierté les gagnait lorsqu'ils entendaient parler Jésus, fierté d'être seuls autorisés, en tant qu'hommes, à rester près de lui. Ils voulaient l'avoir pour eux seuls et cherchaient à écarter les étrangers qui s'approchaient pour le questionner. Il leur était difficile de distinguer ceux qu'ils devaient éloigner.
De nombreux malades imploraient le secours de Jésus. Ils croyaient qu'il avait le pouvoir de les guérir et ne se laissaient pas écarter. Et Jésus guérissait et aidait lorsqu'on l'en suppliait. La nouvelle des miracles était colportée dans tous les pays. De ville en ville, une foule toujours plus grande se joignait à lui. Les gens cheminaient avec Jésus des journées entières. Partout, dans chaque ville, les portes des riches s'ouvraient devant Jésus et ses disciples. Ils étaient estimés et honorés partout où ils allaient. Une seule ville ne voulait pas reconnaître Jésus, sa ville natale ... Nazareth.
Malgré les prières réitérées de ses disciples, Jésus différait toujours le moment de prendre la parole à Nazareth. Il savait que les gens de cette ville ne lui témoigneraient qu'animosité.
Souvent il pensait à sa mère qui certainement se consumait de crainte à son sujet. Cependant, elle seule, il ne pouvait la secourir; car elle ne voulait pas de son aide. Il s'affligeait de ce que Marie ne puisse se dominer et il dut l'éconduire lorsqu'elle vint le voir. Il savait qu'elle venait le sommer de revenir en arrière et il en était déçu.
Un froid s'établit entre eux, toute liaison était rompue. La douleur voulait s'emparer de Jésus lorsque Marie se détourna de lui et le quitta.
Jésus dut laisser partir un être humain sans pouvoir lui dire un mot. Ce fut dur, mais c'était là le seul secours qu'il put offrir à Marie.
Lorsque ses disciples le questionnaient, ne pouvant comprendre qu'il se contentât d'observer sans intervenir, il lui fallait sans cesse répondre:
- C'est par sa conviction seule qu'un homme peut faire ce qui est juste. Cela ne lui servirait de rien de suivre seulement mes conseils.
- Ne vivons-nous donc pas d'après ta parole, Maître? N'est-ce donc pas un conseil quand tu nous dis de faire pénitence?
Jésus comprit qu'ils ne pouvaient faire la différence, ni saisir la nuance entre un conseil personnel et ses paroles adressées aux hommes pour qu'ils retrouvent le chemin qui mène à Dieu. Il répondit:
- Si je disais à un homme, sans qu'il m'en eût prié: à partir de maintenant, prends un autre chemin, et s'il m'obéissait sans savoir pourquoi, il ne pourrait jamais reconnaître que l'ancien chemin était erroné. Il lui faudra d'abord trébucher sur son chemin et sentir combien il est pénible d'y marcher, alors je peux lui dire: en voici un autre, essaie-le et vois s'il te semble meilleur. Me comprenez-vous?
Ils inclinèrent la tête. Jésus sourit, puis continua:
- Quand je dis: «Faites pénitence!», l'homme peut choisir la voie qu'il veut prendre à cette fin. Il n'y a pas deux hommes qui puissent emprunter la même. Les motifs qui les conduisent sont trop différents. L'un préfère celle qui est raide et qui mène rapidement vers le haut, l'autre la voie facile qui demande plus de temps.
Jean interrogea le Maître du regard. Jésus lui fit un signe d'encouragement. Puis Jean demanda:
- Alors la voie raide est la meilleure?
- Toutes deux sont équivalentes. Celle qui est raide est pénible et peut provoquer facilement une chute. Celle qui est large et commode peut faire oublier facilement le but, elle arrête l'élan des hommes et les endort.
Découragés, les disciples regardèrent le Seigneur. Ils voulurent poser d'autres questions, mais Jésus vit qu'ils ne comprenaient pas.
- Maintenant vous aimeriez me demander: Que devons-nous donc faire pour être sauvés? Je vais vous répondre pour qu'enfin vous compreniez.
La vie ne vous est pas donnée pour que vous viviez facilement comme vous le désirez!
La vie vous est donnée pour que vous en fassiez l'expérience! Soyez donc toujours vigilants! Apprenez par vos échecs, apprenez par votre bonheur. Regardez autour de vous, vous n'êtes pas sur la Terre pour la mépriser! Il vous faut apprendre à la connaître, car vous portez des corps qui en proviennent. Je vais encore une fois vous donner les lois qui vibrent dans la création et auxquelles vous êtes soumis vous aussi. Mettez à profit le temps qui vous reste encore jusqu'à l'heure du jugement.
Le peuple s'était de nouveau réuni autour du Maître et de ses disciples. Ils écoutaient avec recueillement et voulaient en entendre davantage. Alors Jésus s'assit sur une colline et la foule venue pour entendre ses paroles s'étendit à ses pieds.
Et Jésus dit:
«HEUREUX CEUX QUI ACCEPTENT SIMPLEMENT LA VÉRITÉ CAR LE ROYAUME DES CIEUX LEUR APPARTIENT.
Ne ressassez pas mes paroles, n'ergotez pas à leur sujet, vous n'en viendriez jamais à bout. Ne dites pas à vos semblables l'émotion qu'elles vous causent, car ils sont d'un genre différent et ne feraient que réagir à leur façon, ce qui vous troublerait.
HEUREUX CEUX QUI SONT DOUX ET PATIENTS CAR ILS DOMINERONT LA TERRE.
Apprenez à attendre, apprenez à vous modérer et vous posséderez un jour le pouvoir de soumettre d'autres hommes. C'est par la maîtrise de soi que l'on maîtrise autrui.
HEUREUX CEUX QUI DOIVENT SUPPORTER LA SOUFFRANCE CAR ILS SERONT CONSOLÉS.
Ne vous plaignez pas si la souffrance vous accable. Supportez-la et soyez forts! Aucun mal ne peut vous approcher si vous ne l'avez provoqué. Mais tirez-en la leçon et corrigez-vous au plus profond de vous-mêmes; alors le mal vous abandonnera et vous serez libres.
HEUREUX CEUX QUI IMPLORENT LA JUSTICE CAR ILS L'OBTIENDRONT.
Si vous croyez souffrir injustement, regardez ceux qui vous entourent et réparez toutes les fautes que vous avez jamais commises envers eux, même si vous croyez être dans votre droit. Aucun être humain n'a le droit d'en faire souffrir un autre! Si vous êtes pur en ce domaine, personne ne vous fera souffrir injustement; ils seront honteux devant votre grandeur d'âme.
HEUREUX LES MISÉRICORDIEUX CAR ILS OBTIENDRONT LA MISÉRICORDE.
Mais ne vous trompez pas en pratiquant une fausse miséricorde, demandez-vous au contraire si votre bon vouloir profite véritablement aux hommes.
HEUREUX LES PACIFIQUES CAR ILS SERONT APPELÉS ENFANTS DE DIEU.
Porter la paix en soi, transmettre la paix aux hommes exige une telle pureté d'âme que peu d'hommes seront déjà sur Terre appelés enfants de Dieu. L'homme qui porte vraiment la paix en lui, la paix divine, sera soulagement et baume pour son prochain, il guérira ses blessures par sa seule présence!
HEUREUX CEUX QUI SOUFFRENT POUR LA JUSTICE CAR LE ROYAUME DES CIEUX LEUR APPARTIENT.
Souffrir pour la justice signifie souffrir pour la Vérité. Tout accepter, vaincre tout, afin de pouvoir rester vrai, voilà ce qu'il y a de plus dur pour l'homme lors de sa pérégrination. Cela veut tout dire: vivre juste, vivre vrai, jusque dans les moindres détails; mainte lutte, mainte souffrance en seront les conséquences. Ce sera l'expérience de la vie, l'expérience véritable durant toute la pérégrination de l'homme. Tel devrait être son chemin pour que la voie vers le Royaume des Cieux lui soit ouverte.
HEUREUX CEUX QUI ONT LE CŒUR PUR CAR ILS VERRONT DIEU.
Ces mots contiennent tout; c'est ce que l'homme peut acquérir de plus grand: Voir Dieu dans Ses oeuvres. Son coeur doit être pur, clair comme le cristal afin qu'aucun voile ne trouble sa vue. Voir c'est reconnaître! L'homme qui est pur de coeur est parvenu à l'accomplissement; il peut s'élever vers la Lumière».
Lorsque Jésus eut terminé, il se fit un profond silence. Les pensées et les impressions des hommes se lisaient sur leurs visages. Mais ce n'étaient pas les traits des hommes que Jésus regardait au préalable pour reconnaître la façon dont ils avaient accueilli son message. Il les connaissait et espérait qu'au moins certains auraient conservé quelque chose de ce qu'il avait annoncé.
Il savait que la compréhension s'éveillait lentement chez les hommes; leur nostalgie du savoir véritable ne pouvait plus être étouffée. Cela rendait Jésus joyeux et reconnaissant envers Dieu.
A cette époque, les disciples l'entourèrent plus étroitement. D'autres disciples se joignirent à eux. Beaucoup s'approchèrent de Jésus; il dut en refuser plusieurs mais il en accepta certains.
Ses compagnons permanents étaient douze disciples issus de toutes les couches de la population. Des frictions furent donc inévitables au début de leur vie commune. Ils se retrouvaient par petits groupes et devaient pourtant vivre tous ensemble pour Jésus. Ils commencèrent à s'accuser mutuellement devant lui et il lui fallut une patience infinie pour les mettre tous d'accord. Ils étaient encore beaucoup trop inexpérimentés en tout pour pouvoir remarquer la douleur qu'ils causaient par là à leur Maître.
C'est ainsi que, lors d'une dispute, Jésus les regarda si tristement qu'ils se turent, déconcertés. Jésus se détourna, car jamais encore ils ne s'étaient disputés en sa présence. Honteux, ils s'approchèrent et le prièrent de leur pardonner. Mais Jésus ne les écouta pas, il les quitta pendant la nuit et continua seul son chemin.
Peu de temps après, alors qu'il prêchait, il les vit assis parmi les auditeurs, le regardant avec désespoir. Il eut pitié d'eux et leur permit de revenir auprès de lui. A partir de ce moment, ils furent unis. Ils s'étaient rendu compte que seule la vie près de leur Maître était possible pour eux et ils essayaient de se corriger pour plaire à Jésus.
Jésus vit leur bonne volonté et les sermonna avec bonté:
«Croyez-vous que la vie à mes côtés vous profitera si vous voulez avoir raison et si chacun veut en remontrer aux autres? Aucun d'entre vous n'est assez pur pour se soucier de la pureté de son prochain. Appliquez-vous à devenir simples, peu importe que vous soyez issus des classes riches ou du petit peuple. Tout un chacun a une mission en accord avec ses dispositions; s'il veut s'y consacrer entièrement, il n'a pas de temps à perdre en paroles futiles.
Vous tous, vous écoutez ma Parole et vous promettez de vous y conformer. Comment puis-je le croire puisque je ne vois aucun résultat? Ma semence ne lève pas! Vous devez agir dans ma Parole pour que l'humanité puisse s'édifier à votre exemple lorsque je ne serai plus.»
Les disciples ne purent supporter plus longtemps l'affliction de leur Maître. Pour la première fois, ses paroles s'imprimaient en eux comme au fer rouge, car leurs âmes étaient complètement ouvertes. Durant leur solitude, ils s'étaient retrouvés et étroitement unis. Dorénavant, ils voulaient vivre côte à côte. Leur présomption puérile les quitta pour toujours! L'harmonie et la joie régnaient parmi les disciples, et Jésus parcourait à nouveau le pays avec eux.
Dans chaque ville, Jésus était accueilli par les plus riches et les notables, on était heureux de pouvoir l'héberger. Mais le peuple attendait son aide et les Romains toléraient Jésus en silence; ils connaissaient le pouvoir immense qu'il avait acquis sur le peuple, et ils ressentaient sa bienfaisante activité. Jamais Israël n'avait été aussi calme que maintenant où Jésus exhortait à la paix.
En vain, les pharisiens essayaient de l'entraver, de le brouiller avec les Romains. Avec calme il les repoussait sans cesse. Sa parole «donnez à César ce qui est à César» fut rapportée aux gouverneurs romains, et leur fit plaisir. Les manières sournoises des pharisiens envers Rome leur étaient désagréables et odieuses. Ils savaient que c'étaient eux qui attisaient toujours le mécontentement du peuple. Ils connaissaient la haine qu'ils inoculaient au peuple contre les publicains et étaient soulagés de ce que Jésus ne craignît pas de s'asseoir parmi les publicains et d'être leur hôte.
Du temps de Jésus, le peuple d'Israël n'était plus capable de se gouverner lui-même; il était depuis trop longtemps sous une domination étrangère. Les longues années de servitude avaient fait naître en lui des attitudes propres aux esclaves. Le peuple gémissait, se lamentait, souffrait sous la domination de Rome, mais ne faisait aucune tentative pour s'en délivrer car, au fond, c'était ainsi beaucoup plus facile pour le pays. Une hostilité qui n'osait ouvertement se montrer germait en secret.
Les pharisiens en étaient les meneurs cachés. Jamais ils ne montraient leur haine devant les Romains. En apparence, ils étaient partisans de Rome, mais clandestinement ils attisaient et provoquaient la résistance. Et si les Romains, forts de leur droit souverain, attaquaient ouvertement, des lamentations se faisaient entendre jusqu'à ce que, plein de mépris, on renonçât à en demander raison aux juifs.
Jésus voyait tout cela clairement et se demandait souvent pourquoi il lui avait fallu naître précisément parmi ce peuple. Lié à son corps terrestre, il se débattait avec ce problème qui lui coûtait mainte lutte silencieuse. Il s'efforçait de trouver ce qui avait pu l'attirer en Israël.
Cette question préoccupait aussi ses disciples. Ils se rendaient compte de la différence évidente entre la nature inconsistante du peuple et l'attitude ferme et consciente de leur Maître. Un jour ils questionnèrent Jésus à ce sujet:
- Pourquoi a-t-il fallu que tu naisses en Israël, ce pays privé de tout droit? Est-ce réellement pour l'unique raison que les prophètes l'ont annoncé depuis des temps immémoriaux?
- Non, ce n'est pas à cause des prophètes car, lorsqu'ils ont fait leurs prédictions, ce n'est pas moi qu'ils ont annoncé! Ils ont annoncé celui qui viendra après moi. J'ai été envoyé, sinon Israël, et ainsi le dernier reste pouvant encore revendiquer ce nom ancien, aurait dû être anéanti et avec lui ce qui était resté bon. Je vais essayer de sauver Israël, de l'affranchir à nouveau. Je ne veux libérer qu'un petit nombre de ce peuple jadis élu et lui rendre sa force. Mais c'est à lui de décider s'il sera libre ou s'il restera éternellement esclave.
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