Ephesus, vie et oeuvre du précurseur Hjalfdar (Page 2)

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De puissantes forces cosmiques d'un genre inconcevable, qui furent déclenchées Par la direction de l'activité primordiale originelle et de l'activité essentielle, étaient à l'oeuvre. Ces terrains nourriciers, chauds comme des couveuses dans la postcréation, contenaient déjà les germes de la vie matérielle qui devait, en aspiration vers la Lumière, de nouveau s'épanouir loin vers le haut.

Et chaque genre qui, issu du vouloir des esprits créés primordiaux, avait déjà été donné dans l'essentialité, en tant que modèle, émergea de la matière densifié et créé selon le même genre, pour s'élever vers le haut.

D'abord en conformité avec la volonté agissante des délicates aubes lumineuses, émaillées de fleurs, il y eut formation des hautes et luxuriantes tiges qui se balançaient avec leurs fins embranchements largement étendus. Elles correspondaient tout à fait à leur genre et les aubes se laissaient glisser sur elles vers le bas, s'enfonçant dans les sols chauds et mous hors desquels surgissaient les troncs

Et il commença à y avoir des grésillements et des sons venant d'en dessous, un léger chuchotement venant d'en haut, et elles arrivaient à s'harmoniser avec la matière qui donnait des pousses de leurs semences et était pourtant d'un autre genre qu'elles.

En vol scintillant venant du haut, les elfes des graines issues de la Lumière s'approchaient en grand nombre. Celles-ci portaient plus loin sur d'autres plans les graines qui, telle une fine poussière, commençaient doucement à tomber, et elles dirigeaient leur volée selon leur vouloir; car elles étaient de nouveau d'un autre genre, plus vigoureux. Tout ce qui avait été créé dans la création primordiale était développé par les essentiels dans leurs plans respectifs. Préfigurant dans leur délicat royaume ce qui devait aussi plus tard surgir sous eux de la matière.

Et ce fut ainsi que des soleils enflammés dont la chaleur et le rayonnement activaient les germes, tournèrent autour des parties cosmiques fertilisées, qu'ils produisirent l'ombre et la lumière dans leur mouvement circulaire, les uns autour des autres, et provoquèrent le changement des marées.

Ceci bien avant que l'homme avec son intellect calculateur ne soit même né à la vie !

Une pureté d'une clarté argentée s'étendait au-dessus de l'ensemble de la postcréation. La matière respirait doucement et constamment dans la sainte vibration des lois divines. A ce stade de l'évolution, la création matérielle était comme un diamant gigantesque et brillant, traversé par de multiples rayons et lumières.

Les parties cosmiques tissaient des trajectoires qui s'entouraient les unes les autres et s'entremêlaient; il y avait un mouvement infailliblement conforme à la loi, totalement adapté à leur respective densité et oscillation, depuis les premiers et plus élevés jusqu'aux plus bas des cercles cosmiques, dans ce mouvement circulaire des soleils cosmiques, autour d'eux-mêmes et autour d'autres astres.

Les rayonnements issus de ces corps produisaient les plus merveilleuses apparitions lumineuses, étirant de fines et délicates nébulosités autour de ces corps solaires, qu'ils poussaient vers le haut jusqu'à une certaine hauteur et qui étaient ensuite attirées par d'autres corps lumineux. Autour de chacune de ces étoiles pulsait leur souffle en une fine couche formée par leur exhalaison. Et sur chacune de ces étoiles se penchaient des essentiels, aidant, construisant, reliant, et qui correspondaient au genre de leur composition et de leur exhalaison.

Ils entrelaçaient fils et ponts lumineux de leurs activités essentielles pour former un arc-en-ciel, large, pur et diaphane.

Ils plongeaient dans la matière sans se lier à elle; car ils étaient d'un genre tout à fait différent. Dans chaque partie cosmique se construisait aussi une matière d'un genre tout à fait différent, chacune ayant sa beauté, issue des lois selon un plan d'ensemble et par conséquent qui ne pouvait dévier de sa pureté originelle. Des forces merveilleuses venant d'en haut les parcouraient.

La caractéristique de leur constitution s'épanouissait comme un beau fruit ou une belle fleur, c'était comme une image spirituelle autour et au-dessus de leurs univers de sorte que, quand les esprits de la Lumière regardaient en bas dans l'édifice de la création d'une clarté cristalline, ils voyaient une mer éternellement ondulante, une mer de couleur et de lumière, sur laquelle et à travers laquelle flottaient tels des nénuphars, des fleurs pures largement ouvertes et rayonnantes de lumière et où s'enfonçaient des fruits savoureux qui rayonnaient. Gracieuses, pures et pleines de charme étaient les irradiations des formes que les parties cosmiques en devenir tissaient dans la matière subtile qui les entourait.

Une jubilation sans pareille saisissait ces entités qui, issues de la Volonté du Créateur, étaient descendues là en bas pour y oeuvrer et qui, sur de fins réseaux de fils de même essence qu'elles, tissaient des liens avec les sphères élevées et qui construisaient des ponts, pour que le pur vouloir de l'esprit puisse un jour comme elles s'enfoncer dans la matière.

La jubilation et la gratitude de ces entités étaient comme un hymne qui résonnait éternellement jusqu'aux marches du Trône de Dieu. Tous les esprits éternels, qui l’avaient éprouvée en eux y connaissaient cette résonance qui leur semblait comme une flamme flamboyante que les essentiels présentaient au Créateur.

Les esprits qui attendaient le moment de partir pour leurs accomplissements aux limites des cercles des sphères se tenaient dans un tissage de lumière gigantesque et ils contemplaient en bas avec ravissement et gratitude la riche beauté de la création de Dieu. Joie, allégresse, chaleur et force, amour et pureté résonnaient dans les rayonnements et imprégnaient tout ce qui était là. Et l'oeuvre de tissage de la postcréation se poursuivit selon les pensées de Dieu et les essentiels construisirent leurs manoirs de lumière au-dessus de la matière. Préfigurant tout ce qui allait prendre naissance et apparaître dans la densité.

Là, verdoyaient de merveilleuses et lumineuses prairies, traversées par des sources et des ruisseaux qui s'écoulaient et débouchaient sur de vastes lacs d'un bleu profond, à la surface ondoyante. Des collines ondulées s'alignaient le long d'étendues plates paraissant infinies, de profondes et ondoyantes forêts de fougères scintillaient comme des voûtes d'émeraude. Elles croissaient avec force dans des proportions gigantesques. Elles s'étiraient vers le haut comme des dômes sacrés. Des bosquets de palmiers apparurent qui ressemblaient en beauté aux vastes jardins chuchotants des forêts dorées du paradis et vers les hauteurs de montagnes aux pentes abruptes poussaient des arbres d'un genre plus rude, très vigoureux.

Mais à l'endroit le plus élevé des montagnes trônaient les guides les plus éminents des essentiels qui soignaient et entretenaient les différentes parties cosmiques respectives. Ce sont des aubes lumineuses, pour l'exprimer en des mots qui vous soient compréhensibles.

L'une des parties à présent la plus importante pour l'esprit humain dans le cercle de la création est Ephésus, car l'époque du jugement lui a envoyé là-bas le Seigneur ! Le plus facile à expliquer à l'esprit humain est par conséquent aussi l'action des aides essentielles qui sont prévues pour Ephésus et principalement pour la Terre. Partant du petit, du minuscule, on peut ensuite élargir l'horizon et transposer ce qui est narré à l'édifice cosmique plus lointain.

Je vais donc maintenant parler uniquement d'Ephésus.

Un incessant mouvement de fluctuation et de traction s'opérait dans le plan de l’essentialité; la substance que ces essentiels formaient était d'un genre tout à fait différent de celui de la matière fine et plus dense. Postcréés par l’exécution de la Volonté divine, ils s’adaptaient à l’aspect et au genre de leur environnement et le formaient avec leur vouloir rayonnant, afin de pouvoir le façonner entièrement d'après la Volonté du Créateur, selon leur genre propre.

Ainsi, ce qui est né de par l'Esprit du Seigneur dans le paradis de la création primordiale est chaque fois constamment reproduit dans chaque sphère. Aussi mouvant et en perpétuel changement que là-bas dans les belles créations primordiales de la lumière, ainsi est le royaume des guides essentiels des éléments qui sont liés à la matière.

Dans leurs merveilleux jardins et dans leurs bosquets en constant et, éternel développement vivent et tissent les ases lumineux qui agissent vers le bas dans la matière. De même que pour les primordiaux du paradis, leur action est un mouvement rempli d'adoration dans le rythme des vibrations de la création.

Telles de fines cordes de lumière, les fils de leur vouloir agissant sont propulsés à travers les sphères et les animent. Il y a aussi dans ce royaume un magnifique ensemble de sons, mais d'un genre tout différent du chant bruissant de la Lumière dans les régions élevées.

C'est le murmure et le chuchotement des sons gracieux de la nature, comme le gazouillis perlé de sources suintantes, le chant léger du vent qui souffle par-dessus les prés et les champs, ou alors le mugissement de la tempête en furie sur la mer, le grondement des puissantes et furieuses vagues. On entend le frémissement et le bruissement des forêts sauvages des montagnes, l'écroulement tonitruant d'arbres, de groupes de rochers; des flammes lumineuses étincelantes vont de-ci, de là et des flots agités font rage, fouettés par des sortes de chevaux, à travers les nuages.

Des formations nuageuses d'une fine nébulosité s'écartent telles de sauvages masses rocheuses crevassées entre les éléments combattants, et les puissants contre-courants que le Père-Soleil envoie apaisent peu à peu les flots agités issus de leur vouloir.

Père-Soleil, c'est ainsi qu'ils appellent leur Seigneur qui les dirige et les conduit et dont est issue la sage race des ases. Il est celui qui dirige tous les mouvements de la Lumière et qui est sous les ordres de Mercure qui d’en haut, par les fils dorés de son vouloir, accomplit les ordres du Seigneur. Père-Soleil appelle au service, et sa troupe lui est toujours soumise. Il scrute son action issue de l'éclatante lumière du soleil, ressemble lui-même à un soleil et, quand il veut prendre forme, il est beau, lumineux et blanc comme le jour naissant.

Des boucles dorées éblouissantes tombent de sa tête, blanc et resplendissant est son visage, bleu clair est son oeil. Sa silhouette est souple et pleine de force, et d'elle fluent vers le bas les rayons étincelants qui, dans l'intensité lumineuse, ressemblent à ceux de la mère, le soleil, mais qui ne sont pas matériels comme eux.

Il porte une brillante couronne de soleil rayonnante sur la tête, une lumière dorée ceinture son corps élancé. C'est une large ceinture qui tourne éternellement et est ornée d'étoiles brillantes rougeoyantes. Père-Soleil porte aux pieds des souliers dorés qui sont comme de l'or liquide scintillant.

Il tourne autour des mondes avec le mouvement des soleils. Son char de nuages roule dans un flamboiement doré et argenté en perpétuel changement et les merveilleux chevaux blancs ressemblent en beauté et en rapidité aux chevaux spirituels des primordiaux. Ils ressemblent dans leur genre à des formations nuageuses d'une très fine nébulosité ainsi que toutes leurs formes d'expression qui se meuvent et se transforment constamment.

A côté du Père-Soleil s'éveille la rayonnante Sif aux cheveux dorés, porteuse de la beauté de toutes les fleurs, la vierge qui répand le printemps. De ses mains lumineuses s'échappent des images colorées qui disséminent des fleurs de toutes les couleurs dans les prairies et de riches fleurs odorantes sur les arbres. Plein de grâce est son visage, de la douce blancheur d'une pétale, ses yeux brillants sont profonds et de couleur bleu-myosotis lumineux.

Elle a réuni dans son genre d'être les éléments feu et air. Son visage rayonne d’une joie d’une chaleur et d’un amour éternels. Dans son action de dispensation et de diffusion, elle marche, les pieds nus rayonnants, sur les lumineuses prairies de nuages qui à son apparition gagnent en beauté, en force et en mouvement.

Une jubilation commence à s'étendre dans les bosquets frémissants, de beaux oiseaux volètent et planent en bandes autour d’elle, afin de s'abreuver à sa proximité rayonnante des fleurs épanouies lèvent leurs têtes et regardent vers le haut. Des fées d'étoiles, gracieuses comme un souffle s'illuminant en douces couleurs, la suivent, elle qui attire à elle la force de tous les rayonnements, équilibrant ses dons et leur donnant des formes constamment nouvelles. Elle favorise toute fécondité.

Avec la croissance et l'évolution dans la création augmente aussi l'influence des essentiels. Toujours plus nombreux, ces aides lumineux peuplent son royaume qui s'étend autour et à travers la matière.

Et tandis qu'ils se répondent, qu'ils reçoivent des mains du Seigneur toute la beauté et la portent plus loin transformée, se développe la nature dans la transformation laborieuse de la matière, durant de longues époques. Les oiseaux chantent d'allégresse, les cieux se voûtent dans la couleur bleue, les puissantes mers envoient leur humidité à travers l'éblouissante force du soleil.

Au-dessus des densités terrestres s'étend une force qui réchauffe et, provenant des astres, de puissants rayonnements fluent en abondance, qui nourrissent et animent l'univers. Des animaux d'un genre et d'une grandeur indescriptibles surgissent des plans d'eau humides et vivent près des hautes rives sablonneuses, ils se soulèvent même pesamment pour entrer dans la mer des profondes forêts de palmiers et arbres feuillus ; en mugissant et en chantant, en suintant et en Gargouillant, ils remuent leurs terrains humides et marécageux. Des animaux d'espèces merveilleuses surgissent du monde, animaux qui, durant les longues époques de chaud soleil, se sont développés dans une végétation luxuriante et, grâce à une nourriture abondante, en des formes magnifiques.

Ainsi, dans ce mouvement constant de tissage avait grandi en une dimension inconnue tout ce qui était né de la débordante centrale de force de la création. Pur, grand, beau, gigantesque dans ses mesures. Et toute cette beauté et cette force originelle étaient entremêlées en un réseau de rayonnements avec lequel des millions et des millions de fils lumineux et colorés étaient reliés.

Comme des cordons nourriciers, ils pénétraient en l'être particulier de chaque essence, même dans les beaux mollusques lumineux qui montaient et descendaient dans les profondeurs de l'eau cristalline, se déployant, puis glissant lentement vers le fond comme en planant. Des eaux ondulantes cachaient des forêts d'un vert pâle avec des sites ondulants de fougères vertes.

Des poissons étincelants nageaient dans les flots, mais un jour ils s'arrêtèrent, étonnés et pleins d'effroi, car au-dessus de leurs flots clairs s'était penchée une ombre. Aussi clairement qu'à travers un miroir, on pouvait voir là-haut un visage un étrange visage !

Un animal, dont la silhouette était d'une perfection unique. Un visage, qui décelait quelque chose qui n'était pas seulement animal. Il avait bien plus les traits qu'ont les aides qui tissent et se pressent souvent d'arbre en arbre, de fleuve en mer; plongeant quelquefois dans leurs flots, semblables à des poissons, se mouvant comme des poissons, et pourtant leurs têtes avaient une telle beauté, quelque chose de plus mûr que les animaux. C'était un de ces corps arrivés a maturité qui avaient été formés pour devenir les premiers réceptacles pour les germes d'esprit humain.

C'est un merveilleux tissage de la nature, un merveilleux devenir des créatures, que voyait l'esprit qui plongeait son regard vers Ephesus. Et Jean dit en priant :

« Maître de tous les créés et postcréés, Toi Source de la Lumière dans l’éternité Toi qui donnes l’être, qui formes et qui maintiens, j’adore Ton Nom pour l’éternité ! Permets que moi, le témoin éternel de Ta Grandeur, je puisse cheminer sur tous les chemins que Ton Amour divin offre à la créature, pour accomplir, afin que je puisse Te servir avec mon esprit pour l'éternité. Seigneur, je connais Ta Puissance et Ta Grandeur, et je veux en témoigner jusque dans les profondeurs de Ta création ! »

Un sentiment de bonheur indescriptible le remplit aussitôt après la prière et, dans la jubilation, vibra en lui la bienheureuse certitude dans le seul mot qu'il ressentit clairement :

"Accordé !"

Et ce fut une grande heure de Lumière pour la création. Les fondements originels de la Sainte Lumière tremblèrent, les eaux de la vie éternelle descendirent en trombe vers les profondeurs.

Et les germes de l'esprit vivant de l'homme sortirent en flots dans les profondeurs. Comme des étincelles dorées, comme des milliards de petits soleils, ils se précipitèrent dans l'espace qui s'étendait à l'infini ce fut l'instant où la Volonté de Dieu, Imanuel, se tint au-dessus de la postcréation, dans la Lumière étincelante de Son Père ! Et la Volonté de Dieu prononça la parole :

« Sors et plonge dans la matière mûre ! »

Un mouvement circulaire d'une puissance originelle mit la postcréation en mouvement, sur le saint pinacle de la citadelle essentielle rougit le feu ardent de la perfection. Flamboyant dans la beauté de sa maturité originelle, trônait le Maître de tous les éléments, Père-Soleil, le dispensateur de la vie. La maturité se dégageait du royaume essentiel et, comme une écume, s'élevait vers la Lumière du Saint-Esprit.

Dans la félicité qui émane d'une connaissance pleine de gratitude, toute l’essentialité leva la tête et les mains en prière. Rayonnant dans la plénitude de la lumière, la force se déversa en trombe tout autour du royaume de l’essentialité. La vie coulait à flots, la lumière flamboyait, la vie perlait comme du vin doré en effervescence. Sur les hauteurs les plus élevées du Manoir trônaient les Maîtres des éléments, et ils se réjouissaient de l'oeuvre jaillissante issue de la plénitude de leur amour servant. Un mouvement d'une puissance originelle jaillissait dans l'univers.

Des étincelles jaillissantes, semblables à de petits soleils, s'échappaient en une large courbe dans le bruissement d'une puissante pression. Vu d'en haut, c'était comme si la corne d'abondance de l'esprit primordial créé déversait dans la création des milliards de petits corps solaires, comparables à des êtres spirituels vivants. Bruissante, comme au travers d'un entonnoir, se déversait Il abondance de la bénédiction originelle à un point déterminé dans l'univers.

Mais la matière de la partie cosmique Ephésus se trouvait dans le mouvement qui la poussait constamment à la rencontre de ce même point, dans une oscillation rythmique conforme aux lois originelles sur les voies des lois divines. Roulant et bruissant, les vagues chuchotaient ; par leurs tintements et leurs chants, les saints et purs sols originels de la matière se faisaient entendre dans l'écoulement des forces élémentaires. La partie cosmique était maintenant prête à recevoir les premiers germes d'esprit, et elle cherchait à atteindre le point prévu pour cet accomplissement.

Pure et sainte comme un nouveau-né assoupi était cette partie cosmique, parée de toute la beauté que dispensait l’essentialité, qu'avaient formée avec amour les essentiels soignant et construisant dans la Volonté de Dieu. L'univers brillait en chantant et en résonnant. Et au-dessus de cette matière animée, mure, en pleine floraison, ornée d'animaux et de belles plantes, vivaient les essentiels dans leur royaume rayonnant, modèle de beauté, de richesse et de joie pour tout ce qui est formé.

C'était le point le plus élevé, sur lequel rayonnait le Manoir du Père-Soleil, orné des dons les plus élevés. Des cordons de rayonnements d'une plénitude incommensurable fluaient vers le bas sur la matière et la traversaient en un tissage et un écoulement d'un éclat constant d'une pureté et d'une force les plus lumineuses. Ces cordons étaient fermement tendus et d'une clarté ardente dans la force lumineuse de leurs couleurs.