Ephesus, vie et oeuvre du précurseur Hjalfdar (Page 1) -----------

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Sur Patmos qui, pareille à une île, plane lumineuse, légère, claire et pure au-dessus du paradis des esprits humains d'évolution, était assis, dans un bosquet pénétré de Lumière, un des esprits créés qui nomment Patmos leur patrie.

Sur ses genoux reposait un livre ouvert encore vierge. Sa main tenait déjà le crayon pour remplir les pages; cependant, son visage grave et serein était tourné vers le haut où s'étendait l'immensité de la création primordiale.

Aveuglant, un rayon éclatant descendit et un bruissement partit des hauteurs, s'intensifiant puissamment en un roulement de tonnerre universel, apportant ces paroles

"Accomplis maintenant, Jean, afin que ton cycle puisse s'achever; il renferme une partie du savoir de la création ainsi que les pérégrinations qui te furent accordées selon ta prière ! Tu as fidèlement servi la Lumière. Rapporte ce qu'il te fut permis de voir et de vivre depuis le lieu de ton origine où tu te retrouves à nouveau présentement ! »

Jean, qui fut jadis le disciple préféré de Jésus sur terre, s'inclina en une joie pleinement recueillie et se mit à écrire, alors qu'en même temps que lui, pour l'accomplissement sur terre, la plume d'une personne élue pour cela fut aussi autorisée à suivre ses paroles.

« Au commencement était la Parole et la Parole était près de Dieu et Dieu était la Parole ! Ceci je le dis en témoignage, afin que vous sachiez qui vous parle ; car moi, Jean, suis un témoin de l’événement spirituel ! »

Au-dessus de Jean, la Lumière s'intensifia davantage alors qu'il avait écrit ces lignes et de la Lumière se forma le visage du Fils de Dieu, Jésus, tel qu'Il était a l'heure de sa mort sur la croix, avec les mains dont s’écoulait du sang des endroits marques par les clous, d'abord doucement, goutte à goutte, puis en abondance et une voix très douce vibra vers le bas :

« Jean, écoute-moi ! Je veux que tu me contemples maintenant dans la Lumière de mon père, comme tu m'a reconnu dans la matière. Maintenant doit venir le Juge ! Vois le Fils de l'Homme qui apporte le salut du monde avec le jugement afin de permettre la renaissance ! »

Et, après ces paroles, ce fut comme si un rideau s'ouvrait dans la lumière. Près de Jésus s'avança le Fils de l'Homme, Imanuel. Mais au-dessus d'eux la lumière rayonna de manière encore plus intense et il en émergea le visage de Dieu le Père.

Ebranlé, Jean se jeta à genoux, alors que des flots de lumière l'entouraient. Et, agenouillé, il écrivit dans le livre :

"Et je l'ai contemplé, l'Esprit de Vérité, Imanuel, dans la clarté de son Père, et le Christ Jésus à ses cotés ! J'ai vu sa splendeur, celle du Fils qui est né dans le Père et du Fils qui est né hors de Lui, et c'était une splendeur pleine de grâce et de vérité.

Cette image grandiose s'estompa et je remarquai comme le ciel s'ouvrit. Il en surgit une source de lumière d'où s'écoulaient les flots de la vie éternelle, et sur leurs vagues descendaient les troupes des anges de Dieu. Un cheval blanc les précédait, sur lequel était assis l'Esprit de Vérité, le Pain vivant, la Parole de Dieu, et de sa bouche sortait une épée enflammée. Il était suivi par une troupe de fidèles et lumineux esprits, et les vibrations et sons d'allégresse des courants lumineux accompagnaient le cortège du Seigneur dans Sa descente à travers là création pour entrer dans le réceptacle que Dieu avait prévu pour Lui ! »

Jean resta un moment dans une prière remplie de gratitude, alors qu'un éclat bienheureux inondait de manière indicible les traits graves de son visage. Puis il ouvrit une nouvelle page dans le livre et écrivit; il écrivit sans interruption dans le saint accomplissement de sa mission pleine de grâces, tandis que sur terre la plume formait ces traits :

Lorsque sur Patmos, l'île bénie de la Lumière, les germes d'esprit prirent forme d'après l'image de l'Esprit originel créé, moi aussi, Jean, j’étais parmi les premiers. Je descendis dans la création, bien avant que le chemin de mon esprit n'entre en contact dans la matière avec les Fils de Lumière du Seigneur. Vieux est mon esprit. C'est au moment de la mort de Jésus que je fus pour la dernière fois incarné sur terre.

Le savoir que me donna alors le Seigneur dans la matière ne fut que la dernière pierre posée à mes accomplissements. Ils furent le terme et me reconduisirent là d'où je suis issu. Les chemins du Seigneur sont si vastes et si étendus, que l’esprit humain ne pourra jamais les comprendre. Mais les chemins par lesquels le Seigneur conduit l’esprit humain, ne pouvaient aussi que lui devenir compréhensibles au fur et à mesure qu'il devenait conscient ; car le Seigneur ne donne rien à sa créature qui ne lui soit utile.

Aussi universelle, aussi sainte et grande que l'est sa création, elle-même entièrement née de sa sagesse et de son amour et accomplie par eux, ainsi est la loi qui soutient la création. Aussi grand et sacré est ce qu'il y a de plus grand en elle, aussi grand et parfait et accompli est aussi ce qu'il y a de plus petit en elle. Que sait l'esprit humain incarné dans la matière des accomplissements de sa pérégrination et du savoir de ceux qui, là-haut, ont réintégré leur point d'origine ? Rien !

Petit, étroitement limité et partiel est tout ce qui provient de l’intellect humain. L'homme ne s'élevait plus vers ces hauteurs lumineuses sacrées qui pouvaient l'embraser. Maintenant, c'est devenu différent. Des flots lumineux parcourent à nouveau la matière, et la sainte lumière de la vérité brille dans l'obscurité. Les sources de la Sagesse éternelle s'ouvrent maintenant l'une après l'autre, elles abreuvent et nourrissent l’esprit assoiffé qui cherche à retourner dans la patrie. L’Amour divin se penche sur la création et apporte, dans le jugement, la délivrance du mal.

L'Amour du Père de Lumière a envoyé son Fils divin, Imanuel, afin qu'Il apporte dans la Parole de Dieu la clé qui conduit à la connaissance. C'est dans sa Lumière que je peux, moi aussi, seul, m’approcher de l'esprit humain dans la matière; car mes chemins ne sont plus liés à l'esprit humain depuis la mort de Jésus sur terre. Lorsque moi, Jean, je remontai à Patmos dans l'éclat éternel de ma patrie, Ephesus était dans l'affliction, et les esprits pleuraient.

Une brillante Lumière flue et ruisselle vers le bas depuis les jardins éternels. Accompagnée de sons, elle descend vers la matière en puissantes vagues.

Dans la source la plus élevée, étincelante de blancheur, se trouve une grande et imposante Croix, éclipsant tout de son rayonnement en pureté et en force : comme un soleil, comme le rond d'un cercle vibrant, tourne et brille un puissant cercle rayonnant de la Source de Force éternelle, sans cesse irradiant et retournant à son origine.

Des ailes se soulèvent hors de la lumière et s'abaissent sur les vagues des lumineux courants de rayonnements ; ils conduisent et renferment les germes irradiants qui descendent hors du Royaume éternel du Père, tels des petits germes de soleil, vivants et lumineux.

Ainsi voyons-nous, nous les Pères éternels sur Patmos, comme la vie de l'esprit s'écoule de la Parole pour aller plus loin et se développer. Telles des gouttes étincelant dans l'indescriptible combustion et scintillement d'un immense ruissellement de lumière, les Pères se tiennent dans le temple du Seigneur traversé par des flammes de lumière dorée, et, dans le plus grand recueillement, ils lèvent leurs têtes pleines de sagesse vers le Seigneur.

D’une puissance infinie est cette Force créatrice éternelle; sans commencement et sans fin semble être le tissage de la Splendeur de Dieu. Leur regard est largement ouvert de sorte qu'ils peuvent voir dans la céleste et sainte Action du Seigneur qu'ils peuvent reconnaître la Toute-Puissance grandiose et l'Amour universel de leur Créateur.

Ils vivent et tissent, ils sont dans la pulsation créatrice de la lumière et, avec elle, font fluer les forces du vouloir de l'esprit vers l'extérieur, vers le bas contribuant à la formation, au tissage et insufflant le souffle de la vie dans la densité.

Tout l'essentiel-primordial créé et tout le spirituel-essentiel avaient accompli leur plus belle oeuvre.

Tout berçait dans la joie dans chaque sphère et dans chaque genre qui irradiait et accomplissait le germe contenu dans son être. Des chants d'allégresse s'élevaient des milliards d'êtres lumineux, des hymnes d'allégresse exultaient des fleurs dans leur beauté pure et remplie d'adoration. Les branches des arbres ondoyants bruissaient en tintant tels de délicats fils dorés, et les fruits magnifiques qui, rougeoyants, offraient en nourriture leur jus rafraîchissant, mêlaient leur parfum à celui des fleurs, dans une ferveur de splendeur.

Bruissant comme d'éternelles cascades, les flots saints de la connaissance et de la grâce coulaient à travers les jardins de Dieu, et des esprits élevés et âgés étaient appelés à garder et protéger la force vivante qui descendait là vers le bas à l'état de germe.

C'était comme une prodigieuse migration de peuples qui commençait là-haut dans les jardins des bienheureux de la postcréation.

Ainsi mon esprit, veillant sur une haute montagne, regardait-il aussi vers le bas. Il me fut montré aussi un gigantesque processus d'enveloppement, de condensation et de maturation.

« Esprit humain, l'heure est venue pour toi de plonger dans la matière afin de mûrir pour parvenir à la conscience ! »

Ainsi résonna la voix du Très-Haut, retentissant comme le son d'une trompette dans l'immense univers en mouvement circulaire.

C'était de la lumière, et la lumière s'étendait et traversait avec la Force de Son Esprit tout ce qui était obscurité.

Le tissage des forces qui se fit quand Dieu donna à la lumière la liberté de mouvement pour franchir ses limites originelles, restera éternellement incompréhensible pour la représentation de l'intellect de tout être incarné sur terre.

Tout ce qui fut alors se développa, se mit en mouvement et forma des cercles aussi dans la densité; cela s'alourdit, s'enfonça vers le bas, attirant genre après genre. De la lumière flamboyante vint le feu, et la masse enflammée, la flamme, devint une boule, un cercle de soleils tournant éternellement, flottant et s'équilibrant selon des rythmes et des lois.

Dans une incessante activité d'animation, de formation et d'embellissement, les essentiels purs tissaient tout autour de chacune de ces premières densifications de la lumière qui devaient devenir des corps. Comme ils étaient beaux, délicats et entièrement parcourus par la fluante Volonté de leur Créateur, vibrant et irradiant, et oeuvrant dans la puissante loi originelle !

Des silhouettes aussi délicates que les plus fins voiles tissés de Lumière, et qui ressemblaient principalement à des flammes et des fées d'étoiles, glissaient à travers les courants délicats du tissage qui allait en se densifiant.

Les parties cosmiques se mouvaient en un merveilleux courant et mouvement circulaire évoluant de façon autonome et conforme aux lois dans un espace immense. Très fine et incolore était la densité dans laquelle leurs germes étaient plongés et qui provoquait sur eux de merveilleuses transformations. C'était comme si leurs brillants noyaux à consistance presque liquide étaient recouverts d'un manteau diaphane invisible qui, en se plissant légèrement, faisait penser à la fine peau de la surface ondulante du lait chaud bouillant. Une légère fraîcheur s'était étendue tel un doux manteau qui, étant totalement incolore, donnait une impression d'obscurité en contraste avec les germes lumineux des parties cosmiques.

Elles étaient ainsi plongées dans un état, s'étaient entourées d'une densité qui avait été attirée par elles, et sur laquelle elles avaient elles-mêmes agi par attraction. Une merveilleuse loi de mouvement et d'équilibre les saisissait; elles se formaient en groupes et en genres, ou se répartissaient suivant un rythme sage et un mouvement qui ne pouvait leur être que tout à fait naturel.

A partir de ce rythme il se forma ce qui avait déjà son origine dans le paradis éternel, à savoir la vibration, le mouvement et la transformation des rayonnements en gradations de lumière et teintes de couleur. A travers un puissant mouvement, il se produisait chaleur, embrasement et production de flammes dans les grands corps qui tournaient et, par la projection d'autres forces agissant toujours et toujours plus loin dans des densités de plus en plus basses et froides, se produisait une densification de plus en plus forte qui conduisait à la formation de corps.

Saint était ce tissage, sainte l'action de la lumière et de la force qui, là, du Royaume de Dieu, se manifestait à l'esprit. C'est ainsi que le temps naquit, et l'espace, bien avant qu'ait existé la créature capable d'évaluer le temps et l'espace dans l'infini de cette création.

Mais ce vaste univers qui allait au-devant de son devenir n'était pas seul. Un saint et pur tissage l'entourait de sollicitude ; il s'y plongeait et fluait tout autour une activité de liaison, de conduite, de soins, tel un fin tissage de lumière, qui commençait à le traverser.

Sainte et merveilleuse était l'activité de soins de ces délicates aubes envoyées par le spirituel-pur pour la croissance, l'embrasement et la poursuite du tissage dans la matière. C'est un monde fin et pourtant merveilleux, un monde de beauté, de prospérité et de soins, une splendeur aérienne de jardins sortis des désirs devenus actes du Créateur, que les purs elfes de la lumière apportaient vers le bas, eux qui voulaient préparer la densité afin que le pur spirituel y déverse un jour aussi ses saintes forces.

Innombrables furent les époques passées dans l'action de ces forces en mouvement circulaire ; et au coeur des germes reposait la sainte force de la volonté du Père qu'Il dispensait à tous les créés et postcréés.

Tout vibrait encore dans l'Etre sans Nom, mais était cependant parcouru par le seul grand Nom que connaissaient uniquement les éternels, d'où tout était issu. Et il y eut un son, un déversement, une lumière dans le tout, disant ce que seuls les esprits éternels savaient et vivaient : « AMEN »

Que moi, Jean, je doive un jour apporter à l'humanité le témoignage des grands mystères de la création, cela le Christ Jésus me l'avait dit un jour durant sa pérégrination terrestre. Mon esprit dans le corps terrestre ne savait rien non plus de cet ancien savoir qu'il avait absorbé dans un plan situé au-dessus de la postcréation.

Il se sentait seulement étroitement lié au Fils de Dieu, Jésus, ce qu’il n'arrivait jamais à comprendre. Mais comme mon intellect était comme celui d'un enfant, je me laissais seulement conduire par ce grand amour qui me comblait en une si totale mesure.

Après avoir trouvé la Lumière du monde, comment n’aurais-je pu jamais de nouveau La quitter ou ne pas La rechercher de toutes mes forces ?

Lorsque jadis Jésus me dit cela, mon esprit le reçut bien et le conserva en lui, mais mon coeur ne le comprit pas. Mais lorsque les peines terrestres m’eurent quitté, et que je me retrouvai dans la lumière bleu-doré de l'éternelle patrie, quand j'eus pris conscience des changements des temps dans la matière, que je vis clairement le grand mouvement de l'infini avançant toujours, égal à lui-même, et se déroulant plus loin, alors mon esprit sut tout ce qu'il avait vécu et oublié durant le temps d'un court et douloureux rêve.

Comme un enfant et pourtant vieux et sage, il s'agenouilla au pied du Fils de Dieu, Jésus, qui lui annonça les voies à venir de la Volonté. Et son regard plongea dans la Lumière de Dieu, dans sa clarté pleine de grâce et de vérité.

Amen, le saint Nom de Dieu, la Lumière, la Vie, la Loi vivante, cela vibrait dans le tout. Il n'y avait que la semence originelle des esprits les plus purs. Le vouloir des esprits les plus purs l'avait semée, et le souffle de sa pureté mettait en mouvement les courants de cet accomplissement vivant. Sur ces courants se laissaient glisser vers le bas ceux qui aidaient, ceux qui requis, formaient. Et ceux-ci édifièrent à partir d'éléments de même nature lumineuse le monde qui devait diriger la matière en la couvrant d'enveloppes, en la nourrissant et en la parant.

D'abord, ils étaient du genre de l'air et du feu, mais encore très lumineux et très fins, comparables à des voiles faits de flammes, avec une force de rayonnement blanche et ardente. Ils ressemblaient à des lumières fluides, à des courants scintillant de l'eau la plus pure, traversée par la lumière du soleil.

La Volonté agissante les avait envoyés là où ils se plaisaient bien et ils y restaient dans un savoir sûr de leur être. Là, ils oeuvraient selon leur genre comme ils l'avaient appris de leurs modèles et ancêtres au paradis, y puisant de manière vivante et vibrant totalement dans le rythme de la loi originelle de la création. Il y avait un mouvement infiniment varié, sublime, qui se faisait depuis la création primordiale, qui s'écoulait et pulsait dans le gigantesque univers, offrant des possibilités d'élargissement incommensurables.

Tout se mouvait dans le genre de vibration approprié à cet univers, tout était maintenu et soutenu par des lois incompréhensibles pour vous, émanant de l'univers et qui, nourries par le haut, trouvaient toujours le terrain pour des possibilités d'extension. Et il se produisît un grand événement. L’Esprit de Dieu était apparu hors de l'éblouissante mer de lumière, au-dessus des eaux ondulantes de la vie, au-dessus des cercles mouvants de la création parcourus par les germes d'êtres et les essentiels bâtisseurs et, plus on descendait vers le bas, plus ces cercles étaient lourds, froids et dénués de lumière.

Il avait appelé le primordial-originel Mercure, et ce fut un instant où la création sentit en tremblant la Volonté de Dieu. Il appela l'essentiel-primordial originel par son nom et lui, Mercure, le Maître de tous les essentiels et de tous les éléments, se mit à agir vers le bas dans la matière. Il descendit avec sa troupe de fidèles, et à cet instant se déclenche une loi qu'il porta en action dans la création.

Il était voulu de par la loi du mouvement qu'après l'extension suive obligatoirement la concentration, après le réchauffement le refroidissement, dans le rythme sacré du souffle de Dieu. Et de là il s'en suivit l'attraction des affinités.

Que de merveilles il se développait là dans les différentes sphères qui formaient en correspondance avec leur délicate légèreté et translucidité une matière lumineuse, légère et plus fine. Il y eut séparation entre le feu et l'eau, ils se désunirent et donnèrent des densités par refroidissement et des précipités qui devinrent des sols, des formes et des matières plus denses.

D'un éclat doré, de couleur argentée et cuivrée, scintillants comme le métal et pourtant telle une douce laine ou écume, ces sols originels s'étaient chaque fois formés grâce à l'intervention de Mercure qui avait envoyé ses forces rayonnantes dans la matière. Des fils merveilleux parcouraient le cercle de la création, dans lequel se groupaient les systèmes solaires, et d'après le chant des choeurs des rayonnements issus de l'éternité résonna la musique des sphères et le chant des courants solaires, sous la conduite rayonnante du puissant sceptre de Mercure.