L'indispensable compensation -----------

Maintenant, ici sur Terre également, doit enfin être rigoureusement accomplie, dans son juste sens et pour le salut de l’humanité, la Loi Originelle de la Création voulue de Dieu, la Loi de la compensation qui fut non seulement ignorée jusqu’à nos jours, mais même qualifiée de peu chrétienne et de vile.

L’humanité, avec des conceptions exclusivement terrestres, chercha encore une fois à améliorer la Perfection de la Volonté de son Créateur, et pour cette prétention, elle trouva rapidement un brillant mantelet. Pitié fut-il nommé! La pitié n’a rien à voir avec la charité du bon samaritain que le Christ enseigna jadis dans la Parabole.

La charité est grandeur d’esprit, la pitié est pharisaïsme!

La pitié fut formée par l’intellect, comme une caricature de la charité. L’être qui accorde la pitié s’y complaît, s’y admire lui-même, ou bien alors c’est la sagacité qui règne.

Mais dans de nombreux cas, celui qui la reçoit, l’exige ou l’attend comme une chose normale, par paresse ou par envie qui peut croître jusqu’à la haine.

Cependant, tout cela est opposé à la Loi d’airain de Dieu selon laquelle ce n’est qu’en donnant que l’on est autorisé à recevoir! Une compensation perpétuelle doit y régner, compensation, qui seule produit le mouvement afin de maintenir santé et fraîcheur, d’imposer le progrès dans une évolution constante, de conduire à l’ascension dans le vrai sens du terme ainsi qu’à l’harmonie complète. Ce n'est que là où le donner et le recevoir se maintiennent très exactement en équilibre qu’il y aura également la paix et le bonheur! Telle est la Loi de Dieu qui maintient et fait progresser la Création tout entière.

Chaque dissonance due à une modification de cette Loi apporte obligatoirement la paresse de l’indispensable mouvement, la paralysie, la régression, la stagnation et avec cela, la discorde, la maladie et la mort! C’est de nouveau là, un foyer ou naissent l’envie, la haine, le vol, le meurtre et tout le mal qui se montre aujourd’hui et qui s’amplifiera jusqu’à l’effondrement de tout espoir, de toute aspiration.

Il faut qu’en cela un changement se produise inexorablement, selon la Volonté de Dieu! Donner est la condition exclusive pour recevoir! Celui qui n’est pas prêt à donner ne peut pas non plus recevoir, ce qui signifie que rien ne doit lui être offert non plus! Pas même la Parole, qui veut être gagnée! Sinon cela est malsain et ne peut jamais apporter de bénédiction, même si terrestrement cela peut paraître ainsi; car c’est contre la Loi Originelle de la Création, voulue par Dieu.

Au premier coup d'œil, cela vous paraît sévère, dur. Cependant, cela est précisément l’aide la plus grande que l’esprit humain puisse recevoir, parce que cela le contraint à cette mobilité qui est pour lui comme pour toute créature, un impératif dans la Création. C’est uniquement par la mobilité qu’il se développe conformément aux Lois, qu’il fait aussi progresser son entourage et qu’il se renforce. Mais au lieu de cela, il n’a jusqu’à présent, en bien des domaines, cultivé que la paresse qui paralyse l’esprit.

À l’avenir donc, rien ne peut plus être donné là où une contre-partie n’est pas offerte pour ce qui est donné, ne serait-ce qu’une joie réellement pure! C’est en cela seulement que réside le réveil de tous les esprits humains ici sur Terre, qui pour leur guérison et leur renforcement, ont besoin d’un juste mouvement, comme le corps de matière dense et comme tout dans la Création! Sans le mouvement constant sous la pression de la Force créatrice de Dieu, il n’y a pas de véritable progrès, pas d’ascension dans la joie ni d’affirmation bienfaisante, porteuse de bénédictions!

«Être humain, la Création se déploie devant toi dans toute sa beauté, mets-toi donc en mouvement et gagne ce que tu veux obtenir d’elle!»

Ainsi, cet Appel de la Lumière, gronde-t-Il, exhortant puissamment, telle une Loi qui pousse au mouvement sous haute pression. Et cette pression est maintenant renforcée dans le Jugement. Celui qui n’est pas volontaire pour l’utiliser de façon profitable pour sa bénédiction et celle d’autrui en une inlassable activité, celui qui ne veut pas avancer avec cette forte pression, celui-là sera usé, broyé en tant qu’obstacle et perturbateur inutilisable.

Cette Loi du mouvement nécessaire et incessant existe déjà depuis le commencement de cet Univers. Mais dans sa vanité, l’être humain y a introduit la pitié, afin qu'en qualité de donateur il puisse se laisser admirer, comme aussi par le devoir de remerciement il s'est fait des esclaves indignes de l'humanité.

C’est ainsi que beaucoup, paralysés par une paresse croissante, devinrent des infirmes de l’esprit qui ne peuvent plus qu’envier et haïr tout ce que les autres ont gagné. Mets ton esprit enfin en mouvement sur la Terre, être humain, afin de gagner dès à présent ce dont tu as besoin, ce que tu veux posséder. Toute facilité à cette fin est pour toi un poison! Elle t’affaiblit et te paralyse, te conduit à la commodité assortie de désirs malsains, et finalement, à la maladie du corps, à la ruine spirituelle!

Le mouvement dans la compensation entre le donner et le recevoir devient le commandement inflexible de l’avenir selon la Volonté de Dieu! Cela vaut pour toutes les situations de la vie!

Il n’existe pas de compensation lorsque, en vertu de prescriptions ou de lois quelconques, des possessions sont prises pour les donner à d’autres! C’est trop unilatéral et malsain, il y manque la vie, parce que cela ne vibre pas dans la Loi de la Création. Les autorités de l’État ne sont jamais autorisées à entraver la propriété privée, ils ont au contraire le devoir de l’encourager et de la protéger. Ils ne doivent pas davantage pour se tirer d’affaire lorsqu’ils sont dans les embarras, prendre par la violence, dans la poche de leurs citoyens et disposer du bien d’autrui simplement pour se faciliter eux-mêmes le travail.

Garantir aux citoyens la libre et tranquille disposition de leurs biens est en premier lieu l’objectif principal d’un État. Ce n’est qu’en eux-mêmes, grâce à leur pouvoir, que les citoyens doivent trouver de l’aide dans la nécessité. Les dirigeants d’un État et les citoyens ne doivent jamais fusionner pour devenir un; ce sont deux parties distinctes où chacune doit demeurer saine en elle-même. Pourtant il faut que les deux se tiennent constamment l’une à côté de l’autre en pleine harmonie, se promouvant mutuellement.

À l’image d’une femme et d’un homme dans un mariage parfaitement sain ou à l’image de l’activité de l’Essentialité et de la Spiritualité dans l’oeuvre de la Création.

Par leur manière de vivre, les citoyens de l’État doivent se soucier d’œuvrer pour la paix, le bien-être et la prospérité dans la tenue intérieure de la maison; les dirigeants de l’État se doivent de mener à bien l’activité vers l’extérieur pour l’épanouissement de la prospérité intérieure et le maintien de la paix par les relations avec les autres États et les autres peuples.

Chaque partie doit se développer pleinement pour elle-même dans son activité ainsi elles ne se gêneront pas mutuellement mais se soutiendront.

Lorsque les dirigeants de l’État déploient leur activité principalement vers l’extérieur et lorsqu’en ce domaine ils sont réellement capables de quelque chose, qu’ils sont en outre compétents en cela, alors la paix arrive d’elle-même dans le pays.

Cependant, la condition en est qu’une transformation en esprit doit se produire chez les êtres humains. Il est exclu qu’une saine compensation, laquelle vibre dans les Lois Originelles de la Création où seuls reposent le bien-être et la paix, puisse s’établir dans les conditions maintenues jusqu’alors et celles maintenues actuellement. La totalité de l’humanité à peu d’exceptions près demeure ignorante face à ces Lois inflexibles, qui ne peuvent agir pour elle, en conséquence, la Création entière se dresse contre l’humanité. Or, elle est en cela la plus faible et constitue inévitablement la partie subordonnée, jusqu’au moment où, elle se soumettra, car elle doit se soumettre. Mais jusque-là un réel succès est exclu.

Naturellement il n’y a rien d’autre à attendre lorsque, pour chaque action du donner, l’obligation d’une contrepartie doit être fournie sous une forme quelconque selon la Loi de la compensation. Personne ne doit considérer comme normal que l'un ou l'autre de ses proches accomplisse quelque chose pour lui par complaisance, sans qu’il ne lui rende au moins une bonne parole. Une parole qui possède aussi une valeur pour l’autre et ne soit pas qu’une simple formalité!

Créez de l’ordre en cela, êtres humains, vous créez ainsi pour vous d’abord le terrain sain qui supportera une bonne construction.

De même, les prétendues distinctions honorifiques sont pernicieuses. À peu d’exceptions près, elles ne sont que des manteaux d’apparat et des ponts qui mènent à de basses ambitions, au despotisme et à toute tendance à vouloir se faire remarquer et se faire valoir. Non, cela n’est pas juste et cela n’est pas voulu non plus pour la vie communautaire sur Terre, car cela ne fait naître et croître en l’être humain que des choses malsaines. Ce ne sont pas les quelques exceptions qui autorisent à maintenir en place autant de préjudices attirant le mal.

Ici aussi, la Loi de Dieu doit être la base, sans modification, sans rectification préalable en faveur des désirs, des vanités ou des faiblesses de l’humanité, comme cela se produisit sans cesse jusqu’à présent.

Ce n’est pas de l’amour, cette façon d’aider que l’on a choisie jusqu’à présent sur Terre; car l’amour cherche seulement à faire ce qui est une aide véritable pour les autres.

Laissez souffler un vent frais, rude et clair, afin que soit balayé tout ce qui est mou et étouffant; et si, au début, de façon malsaine, de nombreux gâtés attrapent un méchant rhume, n’y faites pas attention.

Abdruschin