La femme de la création postérieure -----------

Par ces mots est touché l'endroit le plus sensible de la Création Postérieure. Le point qui nécessite le plus important changement, la purification la plus durable.

Si l’homme de la Création Postérieure s’est fait l’esclave de son propre intellect, alors la femme a péché bien davantage.

Dotée d’une plus grande finesse intuitive, elle devait en se jouant s’élancer vers la Pureté des Hauteurs Lumineuses et former le pont vers le Paradis pour l’humanité tout entière. La femme! Des flots de Lumière devraient la traverser. La constitution de son corps de matière dense est entièrement orientée dans ce but. La femme a seulement besoin de le vouloir sincèrement et tous les descendants issus de son sein doivent être puissamment protégés par la Force de Lumière, déjà avant la naissance! Il ne pourrait d’aucune façon en être autrement puisque chaque femme, grâce à la richesse de son intuition, peut déterminer presque à elle seule le genre Spirituel du fruit qu’elle porte! C’est pourquoi elle demeure responsable, en premier lieu, de toute la descendance!

En plus, elle est aussi richement pourvue par ses possibilités illimitées d’influencer le peuple entier, oui, voire la Création Postérieure entière. La source de sa plus grande force est pour elle la maison et le foyer! C’est là seulement que résident, sa force, sa puissance illimitée, et non dans la vie publique! Au foyer et dans la famille, elle devient reine, grâce à ses facultés, mais au pupitre d’orateur elle est une caricature. Agissant à partir du foyer tranquille et intime, sa pénétrante efficacité s’étend sur l’ensemble du peuple présent et futur intervenant en tout.

Il n’est rien où son influence ne puisse se faire sentir sans réserve, si elle se tient là où ses facultés féminines qui lui sont inhérentes s’épanouissent. Cependant, c’est seulement lorsque la femme est réellement féminine qu’elle accomplit la vocation qui lui a été attribuée par le Créateur. Elle est alors entièrement ce qu’elle peut et doit être. Et, seule l’authentique féminité élève l’homme sans paroles, l’homme qui peut se lancer à l’assaut des Cieux, soutenu par cette silencieuse activité qui renferme une puissance insoupçonnée. Il cherchera alors, par une disposition naturelle intérieure, à protéger l’authentique féminité; il le fera volontiers et joyeusement, pour peu qu’elle se révèle d’abord authentique.

Mais le monde féminin d’aujourd’hui foule aux pieds sa puissance véritable et sa haute tâche, passe aveuglément devant elles et détruit criminellement tout le caractère sacré que ce monde porte en lui, détruisant au lieu de construire, comme le pire des poisons dans la Création Postérieure. La femme pousse avec elle l’homme ainsi que les enfants dans l’abîme.

Regardez la femme d’aujourd’hui! Essayez de projeter sur elle un Rayon de Lumière avec toute l’intransigeance et la lucidité qui sont toujours les compagnes indispensables de la Pureté.

Vous ne reconnaîtrez que difficilement les hautes valeurs de l’authentique féminité permettant l’épanouissement de cette pure puissance, laquelle est uniquement accordée à la plus fine sensibilité de la féminité, afin qu’elle ne doive être utilisée que pour la bénédiction.

Jamais un homme ne peut déployer cette pénétrante manière d’agir. Le tissage silencieux de cette Force invisible que le Créateur fait passer à travers l’Univers, la femme le saisit d’abord et pleinement, grâce à son intuition plus délicate. L’homme ne le reçoit que partiellement et le transforme en actes.

De même que la Force vivante du Créateur demeure invisible à tous les êtres humains, tandis qu’Elle maintient, nourrit, anime et propulse l’Univers entier, ainsi est voulu le tissage de toute authentique féminité; c’est pour cela qu’elle est créée, tel est son but élevé, pur et merveilleux!

La Reine de la Création Originelle dans le Pur Spirituel est Femme! Mère universelle est-Elle aussi nommée. L’idéal élevé de l’authentique féminité.

L’expression «faible femme» est ridicule, car la femme est psychiquement plus forte que l’homme. Non pas en elle-même, mais grâce à sa liaison plus étroite avec la Force créatrice que lui procure sa faculté d’intuition plus délicate.

Or, c’est précisément cela que la femme cherche à dissimuler aujourd’hui; elle se donne de la peine pour la dégrader ou même l’opprimer complètement. Avec une vanité et une stupidité sans limites, elle abandonne ce qui lui a été donné de plus beau, de plus précieux. Elle devient ainsi par sa faute une réprouvée de la Lumière, à laquelle le chemin du retour demeurera fermé.

De ce fait, que sont devenus ces êtres créés à l’image d’une Royale Féminité? C’est avec horreur que l’on doit se détourner d’eux. Où voit-on encore, chez la femme d’aujourd’hui, l’authentique pudeur, expression de l’intuition la plus délicate de la noble féminité? Elle est si sauvagement défigurée qu’elle doit être abandonnée au ridicule.

La femme d’aujourd’hui a, certes honte de porter une robe longue lorsque la mode la prescrit courte, mais elle n’a pas honte, au cours de festivités, de dénuder près des trois quarts de son corps pour l’offrir aux regards de tous. Et, en ce cas, bien entendu, non seulement aux regards, mais pendant la danse, inévitablement aux mains également! Sans hésitation, elle découvrirait aussi encore davantage si la mode le voulait et probablement même tout, selon les expériences actuelles!

Ce n’est pas trop dire. Nous n’en avons que trop vu jusqu’ici, de ces comportements honteux. Il n’est pas faux mais malheureusement que trop vrai de dire: «La femme commence à s’habiller pour aller dormir!»

Par ailleurs, des intuitions délicates conditionnent aussi le sens de la beauté! Indubitablement! Mais, si l’on veut à présent évaluer encore les délicates intuitions féminines d’après cela, on est bien mal parti. En effet, le genre de vêtements proclame bien souvent et assez haut le contraire, et ces jambes finement gainées d’une femme ou même d’une mère s’accordent bien mal avec la dignité féminine. Les coiffures «à la garçonne», les sports féminins modernes n’en défigurent pas moins l’authentique féminité! La coquetterie est la conséquence inévitable des vaniteuses extravagances de la mode, qui en ce qui concerne les dangers pour le corps et pour l’âme, et ce qui n’est pas le moindre, aussi pour le simple bonheur familial, ne laissent vraiment rien à désirer. Plus d’une femme préfère souvent les flatteries grossières, et à vrai dire offensantes, d’un quelconque fainéant, à la fidèle activité de son époux.

C’est ainsi que l’on pourrait citer de très nombreux faits, témoignages visibles que la femme d’aujourd’hui est perdue pour sa véritable mission dans la Création Postérieure! Sont perdues en même temps toutes les hautes valeurs qui lui furent confiées et dont elle a maintenant à rendre compte. Malédiction pour ces êtres humains creux! Ils ne sont pas victimes des circonstances, au contraire, ils ont forcé les circonstances.

Les grands discours sur le progrès ne changent rien au fait que ces fanatiques du progrès ainsi que leurs fidèles adeptes ne font que sombrer plus profondément, toujours plus profondément. Ils ont déjà tous enfoui leurs véritables valeurs. La plus grande partie du monde féminin ne mérite plus de porter le nom honorable de femme! Et puisqu’elles ne peuvent jamais se présenter comme des hommes ni devenir des hommes, elles ne sont plus finalement dans la Création Postérieure, que des parasites qui selon les Lois Inflexibles de la nature seront obligatoirement exterminés.

Parmi toutes les créatures, la femme est celle qui se trouve la plus éloignée de la place qu’elle devrait occuper dans la Création Postérieure. Elle est en son genre, devenue la plus lamentable figure parmi toutes les créatures! Elle devait, en effet, se corrompre dans l’âme, car dans sa légèreté elle sacrifie étourdiment son intuition la plus noble, sa force la plus pure à une vanité extérieure ridicule, et elle bafoue ainsi en se riant, la mission qui lui était dévolue par son Créateur. Avec une telle superficialité, le salut est exclu; car les femmes rejetteraient les paroles ou ne pourraient même plus les comprendre, ni les concevoir.

Aussi, faut-il que de l’horreur, surgisse la nouvelle, la vraie femme, celle qui doit devenir la médiatrice et offrir ainsi la base d’une vie nouvelle et d’une activité humaine voulues par Dieu dans la Création Postérieure, délivrée du poison et de la pourriture.

Abdruschin