=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=o=

Moïse

Isarël était sous la domination d'un homme puissant. Menant ainsi une existence indigne d'une créature humaine, il devait servir pour subsister. Les rayons d'un soleil ardent, tel un souffle infernal, torturaient dans les champs des milliers de corps desséchés et faisaient partie de la misère que ces êtres devaient subir en un esclavage implacable. De plus, le fouet des gardiens était sans cesse prêt à s'abattre sur chaque dos nu et courbé. Son claquement était la seule chose que les fils d'Israël entendaient encore lorsque, en une morne résignation, ils s'acquittaient de cette écrasante servitude.

La cravache qui faisait trembler jusqu'aux mourants, la cravache dont les coups frappaient impitoyablement tous ceux qui travaillaient sans faire diligence, régnait sur Israël.

Or, la main qui la brandissait n'était qu'un instrument aussi aveugle qu'elle. Mais derrière tout cela se dressait un homme qui personnifiait l'Égypte, une Égypte telle qu'Israël la connaissait: cruelle, dure, impitoyable. Et cet homme était le pharaon!

Rabaisser un peuple à l'état de valets, telle était sa volonté; l'humilier par le travail et par le fouet, voilà ce qu'il souhaitait. Ce peuple prenait vraiment trop de place! Le pharaon l'obligeait à vivre dans des bouges, de misérables cabanes où les hommes étaient entassés dans une atmosphère suffocante.