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Zoroastre, vie et oeuvre du précurseur en Iran

Là où d'innombrables sources jaillissantes s'unissent pour donner naissance à l'impétueux Karun qui s'élance en grondant et en mugissant par dessus les rochers, là, entre ces menaçantes masses rocheuses, s'étendait jadis un large plateau.

Il était entouré d'épais buissons d'astragale épineux, si bien que des chemins avaient dû être frayés à travers les broussailles pour permettre aux hommes d'accéder au plateau.

Cette vaste étendue ne se couvrait de verdure qu'à l'époque où le dieu du soleil et celui de la lune se partageaient fraternellement les jours des humains. Mais alors, elle était indiciblement belle.

Les herbes et les mousses étincelaient comme des joyaux ; ivres de lumière, elles profitaient de leur courte existence de deux mois. Les buissons épineux se paraient de fleurs au doux parfum ; jaune d'or, elles rappelaient les délicats papillons qui, de leurs ailes multicolores, voltigeaient autour d'elles.

C'est à cette période de l'année que les gens arrivaient en foule dans cette merveilleuse contrée. Ils établissaient leur campement là où ils trouvaient dans les rochers sauvages un endroit propice pour passer la nuit. Le prêtre, l'atravan, ne leur permettait pas de séjourner longtemps sur le plateau.

Ce dernier était consacré à Mithra, le dieu du soleil, le dieu bienveillant et lumineux, qui répandait des bénédictions et aimait les hommes.

Voilà pourquoi de grandes et merveilleuses Fêtes avaient lieu en son honneur. Les rochers renvoyaient l'écho des voix humaines qui, emplies d'allégresse, chantaient ses louanges.